• Sous l'égide de
    Avec le soutien institutionnel de

Un mycosis fongoïde avancé, négligé, mais avec une bonne réponse au traitement

Posté le 13/10/2026 - Dr Nicolas ORTONNE

LE CAS

Il s’agit d’un homme de 48 ans, suivi pour un mycosis fongoïde connu depuis 2008, initialement caractérisé par des plaques cutanées (figure 1). Une amélioration partielle était obtenue sous dermocorticoïdes, appliqués de façon intermittente. Le patient, atteint d’une véritable phobie médicale avec anxiété importante liée à sa maladie, a ensuite été en rupture de suivi, avec aggravation progressive depuis 2020, marquée par l’apparition de lésions nodulaires puis tumorales et ulcérées. Il est hospitalisé en 2026 pour prise en charge et bilan d’extension.
L’examen clinique révèle de nombreuses plaques érythémato-squameuses infiltrées, parfois ulcérées, diffuses, prédominant sur le tronc et les quatre membres. Une large ulcération creusante fibrino-nécrotique de l’hémiscalp gauche s’étend à la paupière, entraînant une occlusion palpébrale complète (figure 2). Une surinfection a été suspectée et traitée par antibiothérapie et soins locaux. L’évaluation ophtalmologique n’a pas identifié d’atteinte du globe oculaire. Les aires ganglionnaires sont libres et l’état général est conservé. L’immunophénotypage sanguin ne montre pas de phase circulante de lymphoprolifération T et le scanner TEP n’a pas identifié d’atteinte ganglionnaire ni viscérale. Des biopsies cutanées avec étude de la clonalité T sont réalisées. Elles ont montré un lymphome T cutané épidermotrope et pilotrope dans une forme en plaques infiltrées ou tumorale non transformé (figure 3), de phénotype CD3+, CD7-, CD8+/-, CD30- (figure 4). Le diagnostic de mycosis fongoïde de stade avancé (T3) est retenu et un traitement par Doxorubicine liposomale (20 mg/m2) est instauré, avec une excellente réponse au bout de 6 cures.
VOIR PLUS

LE QUIZ

Vous devez être connecté pour participer au quiz

Valider